Concert Angele à Ramonville saint Agne le 14 février 2019

Zoom sur l'artiste

Plus d'infos sur le concert Angele à Ramonville saint Agne

Au croisement de Rihanna, de Lily Allen et de la

Schtroumpfette, on trouve Angèle.

Voix de velours, timbre désinvolte, la jeune Bruxelloise

écrit ses textes dans un langage hyper contemporain

où l'anodin côtoie l'existentiel et le trivial, la poésie.

Dans « La loi de Murphy », premier single et clip qu'elle

dégaine, déclinaison sur le thème de la tartine qui

tombe toujours par terre du côté beurré, elle évoque

une succession de vexations ordinaires, de la pluie

qui lui ruine le brushing à ce mec qui lui demande son

chemin, « gentiment j'le dépanne, en

fait c'était qu'un plan drague, ce con m'a fait rater mon

tram. »

«Je Veux Tes Yeux », son deuxième single, est une

chanson qui a quelque chose d'hypnotisant, de

répétitif, dans l'attente d'une réponse. Dans le clip, on

commence avec une Angèle dans une réalité palpable,

avec son téléphone, dans l'attente, puis qui s'imagine

mille choses et nous emmène au fur et à mesure

dans l'illustration de ses envies et la projection de ses

fantasmes. Angèle nous accueille dans le théâtre de sa

tête, où même les yeux battent le rythme de sa musique.

Les préoccupations d'Angèle sont à son image :

générationnelles, avec un twist arty délicieusement

espiègle.

Car Angèle c'est aussi un humour et une autodérision

qui vous chatouillent à la tête comme comme une

canette de Fanta bien secouée. Tout un package qui

réinvente le concept de la chanteuse pop : celle-ci ne

craint ni le ridicule, ni le malaise, et, tout en assumant

ses références populaires, propose un univers singulier,

urbain et résolument décomplexé.

A 21 ans, elle s'apprête à dévorer le monde et c'est peu

de dire que celui-ci l'attend de pied ferme, tant la jeune

femme est précédée par un incroyable bouche à oreille,

orchestré via les réseaux sociaux.

L'ultra-modernité d'Angèle a trouvé un de ses terrains

de jeu sur Instagram, où elle se met en scène dans des

vidéos qui fédèrent une communauté toujours plus

large, tombée sous son charme fou.

Alors qu'elle n'avait encore presque rien à montrer, la

presse et les professionnels s'emballaient déjà sur elle.

Il faut dire qu'elle a un sacré pedigree, et pas seulement

familial (père chanteur, mère comédienne, frère

rappeur).

Après un cursus au mythique Jazz Studio d'Anvers -elle

est venue au chant par le piano-, Angèle s'est essayée à

la meilleure école qui soit, celle des cafés où elle est allée

travailler au corps une assistance épatée par le culot de

cette piquante petite nana à qui rien ne semble faire

peur. Pas même le public du rappeur Damso ni celui

des soeurs Ibeyi, dont elle assure la première partie

des tournées avec ses propres munitions : une série de

bonbons acidulés, tout à fait irrésistibles.

Attention les yeux, attention les oreilles, the next big

thing, c'est elle.

PMR : 0562240950